Accueil Date de création : 23/06/06 Dernière mise à jour : 26/10/06 14:37 / 43 articles publiés
 

Dans tout malheur.....  posté le mardi 19 septembre 2006 23:53

  "Sauvez moi !" murmurre le Grand Maitre des templiers."Ellle en a de bien bonnes , je vais la sauvez de quoi, les femmes ont été toujours des enigmes pour moi"

  Le Grand Moi réfléchit beaucoup. "Je n'ai pas crée de femme. Quelque entité a pris la forme de cet être. Je crains le pire." Tout en pensant, il demande aux petits clônes s'ils ont une idée de la provenance de cet étrange personnage. Ils répondent tous par la négative en soulignant que leur mission était de faire connaître au petit moi toutes les sensations d'un être, de le surveiller par l'intermédiaire du petit toi et d'être aidé par ses arrangements malgré son très mauvais caractère. Ils s'avouent complètement dépassés par la situation et ne se sentent pas du tout à l'aise. Le Grand Moi soupire  et est vraiment inquiet.

   De l'autre côté de l'écran, le druide redemande à tout le monde de s'éloigner pour permettre à l'arbre de vie de respirer et même leur demande de partir.

  "Je reste ici, ma mission est de le soigner. Laissez moi"

  "D'accord !" lui le Grand MIaitre des templiers. Nous vous quittons et nous allons à la recherche de ma femme pour la sauver puisqu'elle se sent en danger"

  Le druide et l'arbre de vie reste ensemble. Ils parlent si doucement que personne ne les entend. Par un tour de magie, le druide a brouillé les ondes télépatiques avec le centre car il ne veut pas être écouté même s'il est une de leurs créatures.

  L'arbre de la vie est mourant. "Je vais vous sauver "lui dit le druide en sortant toute sorte d'onguents.

  "Alors, pourquoi avez voulu me tuer, lui rétrque -t-il, "je ne vous comprends pas. Vous êtes mon pire ennemi. Vous venez de m'assassiner. Avez vous des remords?"

   "Je n'ai rien contre vous. Je hais la vie et pour votre malheur c'est en vous que coule sa sève.."

   "Vous m'avez marthyrisé. Regardez ces boursuflures. J'ai des cloques de sève"

   "Je ne regrette pas d'avoir été votre tortionnaire. Je voulais vous tuer pour anéantir le genre humain. Mais je ne suis que le bras vengeur, l'instrument d'un monstre qui s'est servi de moi pour assouvir son pouvoir. C'est pourquoi je le trahis en vous soignant."

   "Comment avez vous pu être aussi cruel, vous qui aimait la nature, qui la vénérait comme une déesse."

   "Taisez vous, taisez vous, vous allez me torturez à votre tour. Un tortionnaire n'a pas à se justifier, il a ses raisons "

   "Laissez moi mourir,  je ne veux plus vous entendre. Vous suppliciez mes valeurs, mes...."

  Le druide est hermétique à ses lamentations. Il continue ses soins  et s'ensuit deux monologues.

  "Je me condamne en vous soignant mais je mourrais le coeur libéré de ma rancune. L'acte que j'ai commis à votre égard m'a permis de me venger de tous les maléfices que ces êtres humains ont infligés à la nature et croyez moi je ne regrette rien"

 "Un meurtrier n'a pas de conscience. Ne vous défaussez pas et surtout ne vous donnez pas bonne conscience. Je vous déteste. Je suis la vie et je ne peux pas la supprimer" 

  Ainsi chacun se parle et ne s'entend pas. Ils sont deux et la vie qui s'échappait commence à reprendre ses droits grâce à l'aide de celui qui voulait la supprimer.

 

 

 

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Tout n'est pas perdu, la roue de la vie tourne  posté le mardi 26 septembre 2006 20:59

  Pendant que le druide et l'arbre de la vie discutent,  la petite troupe s'est éloignée d'eux et le Grand Maitre, assez dérouté par la tounure que prend les évènements, essaie de se rappeler où pourrait se cacher sa femme. Il la considère toujours comme son épouse et il ne s'est jamais remis de leur séparation. Pour lui, elle s'est éloignée  de lui parce qu'il avait quitté souvent pour suivre sa quête. Pas un instant, il avait  pensé qu'elle avait pu se lasser de ses multiples absences. La foi était souvent sa seule motivation.

    Mon petit moi et le petit toi, quant à eux, se sont réconciliés pour un temps avec ses petits arrangements. Ils sont rès pertubés. L'agonie de l'arbre de la vie a profondément meurtri mon petit moi. Il en veut maintenant au Grand Moi et à ses petits clônes de l'avoir transformé en être et veut redevenir une entité.

   "Tu choisis la voix de la tranquilité " lui dit le petit toi." Tu dois te reprendre et ne pas rebrousser chemin dès l'apparition du premier obstacle." Il lui rappelle son combat contre un petit toi sous le toit d'un chalet et celui contre son ombre. "Tu les  as vaincus et tu as acquis de l'assurance qu'une entité n'aurait pu acquérir." 

  "Celà ne m'apporte rien du tout. Je marche en aveugle. Je ne comprends rien à l'histoire que je vis et je ne supporte pas d'être un être .."

   "Humain !" précise Judith. "Je tiens à apporter ce détail, car je suis un être aussi mais je déteste les hommes, comment cet énergumène qui se prélasse sur mon échine. Ils  tuent pour le plaisir, ils polluent la nature à souhait pour leur plaisir. La nature est menacée car elle déteste le superflu et le superfaitatoire est leur maitre mot, leur veau d'or, si je peux m'exprimer ainsi"

   "Mais c'est qu'elle cause bien, l'animale" se dit ses petits arrangements." Vous avez étudié? lui demande-t-il.

  "Certainement mon petit poulet mais dans les mêmes  établissements que toi"

   " Ceux qui enseignent  l'insolence"

    " Tu l'as dit mais aussi l'intelligence, la reflexion, enfin tout ce qui vous manque"

     Ses petits arrangements haussent les épaules. Mon petit moi et le petit toi sourient. Le grand Maitre qui avait laissé trainé ses oreilles éclatent de rire. Il commence à aimer cette vache.

   Le ciel est toujours sombre. L'arbre de vie ne rend pas encore l'âme. Les soins du druide sont efficaces. Son malade n'arrive pas encore à les refuser. "C'est un vrai supplice que vous m'infligez ne cesse-t-il de marrmoner. Ma sève remonte. Je ne veux pas. Je veux mourir"

   "Désolé, vous n'êtes pas le phoenix. Vous ne pouvez pas renaitre de vos cendres."

   "Vous êtes une ordure!" et il s'évanouit. 

 

  

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La mort n'est pas obligée d'être sans tête  posté le jeudi 28 septembre 2006 21:49

   L'évanouissement de l'arbre de la vie ne fait pas sourciller le druide.  Il  n'a d'ailleurs plus de compassion pour lui. Il le soigne, c'est tout, parce que celui qui lui a ordonné d'étouffer la vie lui a aussi commandé de la sauver. Il est dérouté par ces ordres contradictoires mais il sait que dès que sa tâche sera terminée, ce sera la mort qui l'attendra.

   Le Grand Moi qui regarde impuissant cet épisode devant son écran géant est très ému. Il ne connait pas la mort puisqu'il est éternel et se demande si ce n'est pas l'Autre qu'il croit encore disparu à tout jamais l'instigateur de toute cette mise en scêne. Les petits clônes quant à eux tremblent car ils ont saisi que le Grand Moi pense à L'Autre et l'Autre est le seul à pouvoir  les anéantIr. Les entités disparues sont légions  dans le néant et le petit moi avait bien failli être l'un d'eux car le petit toi sous le toit du chalet était une incarnation de l'Autre.

   Alors, ils prient et regardent. L'arbre de la vie a repris connaissance. Il confie au Druide qui ne l'écoute plus que la mort est peut être une délivrance mais que pour arriver à ce stade, il faut passer à travers une période de solitude qu'aucun mot ne peut décrire et un désintêrêt à la vie insondable.

    "Fadaises que tout celà "commente le Grand Moi. "Peut on parler à l'arbre de la vie?"

   " Non Maître! nous vous avons dit que toutes les communications télépathiques ont été interompues. Le druide avec ses pouvoirs fait obstacle. Que fait le petit moi?"

      "Il est dans la caravane qui suit le grand maître des templiers. Ils viennent de rencontrer une femme sans tête.

      

  

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Quand le Grand Maitredes Templiers retrouve.....  posté le lundi 02 octobre 2006 22:17

             "Ma  mie, ma mie ! " hurle le Grand Maitre des templiers " Que vous est il arrivé? Où est votre tête? "

               "Gardez votre sang froid. Je ne suis pas encore morte. Mon sang est dans mon corps mais il ne faut pas que je bouge." lui répond cette femme.

                "Mais qui est cette femme ? demande le petit moi ?

                "Sa femme" lui répond le petit toi " mais elle est sans tête et ce qui est curieux c'est qu'elle parle et pense."

                "Une femme qui a perdu sa tête et qui a encore de l'esprit, voilà qui est étonnant, généralement elles ont une tête et sont sans esprit" s'interroge ses petits arrangements.

                 "Vous êtes mysogine" lui lance Judith. Je n'aime pas particulièrement ces êtres humains féminins mais j'ai le même sexe et rien que pour celà je les respecte"

                Le petit moi ne comprend rien du tout. Sexe, féminin , tous ces mots tournent dans sa tête comme une ritournelle mais il n'arrive pas à s'aligner raisonnablement dans son esprit pour en saisir le sens. Le petit toi ne se pose pas toutes ces questions mais semble effrayé par la saisissante vision de ce monstre sans tête. Il n' a pas le temps d'expliquer au petit moi car il est terrorisé par la tournure de ces évènements. Il n'arrive pas à faire la relation entre la femme habillée de brocards qui les avait attendus dans le bois pour leur remettre ce parchemin et ce gisant qui parle encore.

              "Sauvez moi, c'était ce qui était écrit dans le parchemin et je ne vous ai pas sauvé" continue à se lamenter le Grand Maitre."Pardonnez moi mon amour, je suis arrivé trop tard"

               "Ne regrettez rien car je ne le mérite pas."

               "Vous êtes trop modeste"

              "Non! je vous assure , vous me connaissez assez mal. C'est une des raisons qui m'a poussée à vous quitter. Trop d'intimité aurait été fatal vous car vous en seriez mort"

             " Mais j'aurais eu le privilège de mourir dans vos bras"  soupire le Grand Maitre.

            Cette femme allait lui répondre quand une voix sorti des ténèbres gronde "Elle vous aurait tué en vous étouffant de ses propres mains. Laissez moi l'achever"

            Tout en disant ces paroles, il lui décoche une flèche qui se plante dans son sein. La femme sans tête s'effondre et son corps roule sur l'herbe jusqu'à ce qu'elle percute sa tête et ses yeux aperçoivent son corps transpercé par la flèche. Elle pousse un hurlement rauque qui glace tous les compagnons et meurt dans un râlement inhumain.

            C'est alors qu'apparait un guerrier. "Elle avait l'apparence de la féminité mais c'est un monstre que j'ai tué, venu d'un autre monde. "

           Et sans donner d'autres explications, il disparait.

           

 

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Qui est mort?  posté le mercredi 04 octobre 2006 08:07

        Le Grand Maitre des Templiers est agenouillé sur le sol et tient la tête de sa femme dans ses mains. Il pleure à chauses larmes celle qu'il a toujours aimée. Ses habits sont couverts de sang . Tout le monde est atterré autour de lui et personne n'ose le consoler.

      Le Grand Moi suit toujours l'action devant son grand écran et n'est pas du tout étonné de ce nouveau dénouement. Les petits clônes l'applaudissent parce qu'ils savent que le guerrier est une invention de leur Maitre.

      "Je viens d'éliminer cette femme physiquement mais je n'ai pas anéanti l'Autre. Je l'ai simplement démasqué. Sa vengeance va être terrible. Je m'attends au pire."

       Mais il est tout de même satisfait. Il est cependant réellement ému devant la détresse du Grand Maitre des templiers.  "C'est un être de grande valeur, naïf certes, mais il mérite toute notre compassion."

        Judith, elle aussi,  est profondémment attristée. C'est elle qui s'approche la première de  lui et lui  lèche  ses mains ensanglantées. "C'était mon âme,  mon moi  que je viens de perdre".  lui  murmurre-t-il en réponse à son geste. Ces mots sont envoyés vers le ciel en guise de reproche.  "Je suis privé de ma moitié et ma vie qui cheminait sur tous les chemins du monde en pensant à elle va devenir une errance jusqu'à ce que je meure."  

       "Non, je ne le crois pas.  Vous allez reprendre votre bâton de pélerin car vous êtes un homme de devoir." lui répond elle.

         "Je vais enterrer sa dépouille. Je ne me résouds pas à laisser son corps dépouiller par les charognards"

         "Nous allons vous aider" s'écrient mon petit moi et le petit toi.

        Quant à ses petits arrangements, il est toujours muet mais n'est pas du tout tranquille. "Vous êtes toujours dans les bons coups " ne peut-il tout de même de s'empêcher de leur dire. Moi, je vous quiitte et je vais rejoindre le druide. Je ne le sens pas  du tout celui là." Il salue tout le monde et retourne sur ses pas pendant que ses amis rendent un dernier hommage à cette femme en creusant sa tombe.

      "Laissez son sein apparaitre, il est d'airain."demande le Grad Maitre.

 

 

 

 

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