"Sauvez moi !" murmurre le Grand Maitre des templiers."Ellle en a de bien bonnes , je vais la sauvez de quoi, les femmes ont été toujours des enigmes pour moi"
Le Grand Moi réfléchit beaucoup. "Je n'ai pas crée de femme. Quelque entité a pris la forme de cet être. Je crains le pire." Tout en pensant, il demande aux petits clônes s'ils ont une idée de la provenance de cet étrange personnage. Ils répondent tous par la négative en soulignant que leur mission était de faire connaître au petit moi toutes les sensations d'un être, de le surveiller par l'intermédiaire du petit toi et d'être aidé par ses arrangements malgré son très mauvais caractère. Ils s'avouent complètement dépassés par la situation et ne se sentent pas du tout à l'aise. Le Grand Moi soupire et est vraiment inquiet.
De l'autre côté de l'écran, le druide redemande à tout le monde de s'éloigner pour permettre à l'arbre de vie de respirer et même leur demande de partir.
"Je reste ici, ma mission est de le soigner. Laissez moi"
"D'accord !" lui le Grand MIaitre des templiers. Nous vous quittons et nous allons à la recherche de ma femme pour la sauver puisqu'elle se sent en danger"
Le druide et l'arbre de vie reste ensemble. Ils parlent si doucement que personne ne les entend. Par un tour de magie, le druide a brouillé les ondes télépatiques avec le centre car il ne veut pas être écouté même s'il est une de leurs créatures.
L'arbre de la vie est mourant. "Je vais vous sauver "lui dit le druide en sortant toute sorte d'onguents.
"Alors, pourquoi avez voulu me tuer, lui rétrque -t-il, "je ne vous comprends pas. Vous êtes mon pire ennemi. Vous venez de m'assassiner. Avez vous des remords?"
"Je n'ai rien contre vous. Je hais la vie et pour votre malheur c'est en vous que coule sa sève.."
"Vous m'avez marthyrisé. Regardez ces boursuflures. J'ai des cloques de sève"
"Je ne regrette pas d'avoir été votre tortionnaire. Je voulais vous tuer pour anéantir le genre humain. Mais je ne suis que le bras vengeur, l'instrument d'un monstre qui s'est servi de moi pour assouvir son pouvoir. C'est pourquoi je le trahis en vous soignant."
"Comment avez vous pu être aussi cruel, vous qui aimait la nature, qui la vénérait comme une déesse."
"Taisez vous, taisez vous, vous allez me torturez à votre tour. Un tortionnaire n'a pas à se justifier, il a ses raisons "
"Laissez moi mourir, je ne veux plus vous entendre. Vous suppliciez mes valeurs, mes...."
Le druide est hermétique à ses lamentations. Il continue ses soins et s'ensuit deux monologues.
"Je me condamne en vous soignant mais je mourrais le coeur libéré de ma rancune. L'acte que j'ai commis à votre égard m'a permis de me venger de tous les maléfices que ces êtres humains ont infligés à la nature et croyez moi je ne regrette rien"
"Un meurtrier n'a pas de conscience. Ne vous défaussez pas et surtout ne vous donnez pas bonne conscience. Je vous déteste. Je suis la vie et je ne peux pas la supprimer"
Ainsi chacun se parle et ne s'entend pas. Ils sont deux et la vie qui s'échappait commence à reprendre ses droits grâce à l'aide de celui qui voulait la supprimer.



