"L'humilitié, l'humilité, je vais lui en donner de l'humilité" bougonne ses petits arrangements" ce petit toi me porte sur les nerfs avec son air de supériorité" . Il rejoint le groupe et ce petit moment de solitude ne l'a pas du tout apaisé.
Le grand Maître est remonté sur l'échine de Judith qui se refuse à lui dire qu'elle ne se rend pas compte qu'il s'est lavé car elle a les narines bouchées. Le druide qui marche d'un bon pas à ses côtés lui dit qu'elle est têtue comme une mule et qu'elle est de très mauvaise foi.
Mon petit moi est très flatté de la remarque de mon petit toi. Ses petits arrangements qui lit dans ses pensées lui fait remarquer que l'humilité ne peut pas s'accomoder avec la flatterie. Mon petit moi lui demande de s'occuper de se qui le regarde ce qui accentue la fureur de ses petits arrangements. Pour se calmer, il donne de grands coups de pieds dans la terre ce qui soulève des nuages de poussière et fait éternuer tout le monde.
"Attention! " s'exclame Le Grand Maitre" Vous allez me salir"
"Je m'en fous" lui répond il. "De toute façon, celà ne vous gênait pas de nous polluer, il n'ya pas si longtemps"
"Ne soyez pas insolent. Ce n'est pas ma faute, si le petit moi ne vous aime pas et prend de la graine. Et puis, au lieu de perdre votre temps avec ce mioche, continuez à me flatter"
"Mais vous êtes une vieille carne! et je n'ai plus envie de satisfaire votre égo"
"Je suis toujours le maitre des templiers et je vous trouve bien insolent"
" Les jeunes ne sont plus ce qu'ils sont" renchérit le druide. "De notre temps, nous avions du respect pour les anciens"
Judith est redevenue silencieuse et ne participe pas du tout à la conversation. La procession traverse des champs. Le druide et le grand maitre parlent entre eux. Ce dernier lui montre avec son doigt un sous bois.



